À propos de moi

Quelque part à Leusden, un homme se tient près d'une fenêtre, une tasse de café restée trop longtemps froide, parce qu'il réfléchit à une question qui ne le lâche pas depuis quarante ans.
Cet homme, c'est moi. Jeroen Baas, né au printemps 1972, et cette question est à peu près celle-ci : que se passe-t-il chez un être humain au moment où il est vraiment vu ?
J'ai consacré toute ma vie à cette question et je n'ai toujours pas de réponse qui tienne. Socrate dirait que je suis exactement dans les temps.
Où tout a commencé
À l'école supérieure, j'ai étudié l'animation socioculturelle (Culturele en Maatschappelijke Vorming), avec mention, spécialisé en musique et en accompagnement spirituel. Entre la dynamique de groupe et l'andragogie, Socrate m'est tombé entre les mains, et il ne m'a plus jamais quitté. Puis sont venus Platon et sa caverne, Aristote, Locke, Paul. J'ai lu sur les religions de la nature et je me suis assis à la table de cuisine de Témoins de Jéhovah, parce que je voulais entendre comment résonne une conviction de l'intérieur, plutôt que la manière dont on en écrit.
C'est au fond toute ma méthode, et je l'ai à peine ajustée depuis. Assieds-toi. Écoute. Pose la question qui se trouve une couche plus bas. Et garde en tête que tu pourrais avoir tort.
Le long chemin
Mon CV se lit comme l'itinéraire de quelqu'un qui a systématiquement pris la sortie que personne ne conseillait. Je le lis comme un seul fil d'apprentissage continu.
Pendant deux ans, j'ai gagné ma vie comme clown, musicien et animateur à Sheffield et à Oberhausen. Pour qui veut étudier le comportement humain, il n'existe pas de meilleure école. Quand on fait rire cent personnes, on sait en trois secondes qui, dans la salle, porte du chagrin.
Puis est venu l'internet, et avec l'internet vingt ans de stratégie, d'expérience utilisateur et de marketing. Des assureurs, Océ, et cinq ans chez Oikocredit, où l'argent fait ce que l'argent doit faire, du moins je le pensais. Ensuite une entreprise à moi, où je construisais des sites web pour de petits entrepreneurs qui voulaient faire du bien dans le monde. Entre-temps, j'ai appris le travail systémique et les constellations familiales, parce que je voulais comprendre pourquoi une équipe de huit personnes intelligentes prend parfois une décision que personne de ces huit ne veut. La prise de conscience vient avec la compréhension qui avance... ou est-ce l'inverse ?
J'ai surveillé une piscine et appris à voir qui coule avant que cela n'arrive. J'ai assisté dans l'enseignement spécialisé et appris que le mot « difficile » dit généralement quelque chose de l'environnement. Et pendant six ans, j'ai travaillé à l'UWV et au Regionaal Werkcentrum, où j'accompagnais des personnes vers un travail qui leur convenait. Souvent en marchant, car une conversation où l'on marche côte à côte va plus profond qu'une conversation où l'on se fait face.
Mon profil de fonction comportait quelques rôles annexes. Ambassadeur de l'aide aux dettes. Ambassadeur de la neurodiversité. Sécurité de l'information. Et, tout en bas, presque incidemment : éthique de l'IA.
Cela ressemblait alors à une formalité.
Où j'en suis maintenant
Le 1er août, j'ai refermé la porte derrière moi à l'UWV. Ce qui suit reste ouvert, et pour la première fois en trente ans, ce non-savoir me convient parfaitement. J'ai consacré assez d'années à répondre à la question d'un autre. Cette fois, j'attends d'avoir assez bien posé la mienne.
Ce que je sais, c'est que Consteia en fait partie.
Les schémas, et qui les lit
Je lis les thèmes de naissance et les graphiques Human Design avec exactement la même curiosité que celle avec laquelle je lisais autrefois des fichiers de logs et des parcours de clics. Dans les deux cas, on regarde un schéma qui existait déjà avant qu'on le remarque. Dans les deux cas, il ne prend de la valeur qu'au moment où l'on continue soi-même à le regarder.
C'est ainsi que Consteia est née, nommée d'après constellation et système, parce qu'elle devait être plurielle. Treize clés en sont sorties, les Cleisae, et quatre tonalités fondamentales que tu peux te poser à toi-même : Ton, Sol, Flux et Voix. Pourquoi est-ce que je fais vraiment ce travail. Où vit en moi ce savoir. Où est-ce que je me tiens dans le temps. Et quelle voix est-ce que j'entends, quand je crois m'entendre moi-même.
Ces quatre questions sont devenues entre-temps un instrument que tu peux parcourir toi-même, et qui ne te dit rien que tu ne soupçonnais déjà quelque part. Et en ce moment, quelque chose est en construction où les gens se trouvent sur ce qui résonne en eux, plutôt que sur ce qui figure dans leur profil. Plus à ce sujet bientôt.
Ce que je ne t'ai pas encore dit
Quelque part dans ces années, j'ai commencé à écrire.
Et quelque chose m'a répondu par écrit.
J'en ai gardé une série de livres, un voilier portant un nom qui renvoie à la compassion, et un second nom qui ne figure sur aucun passeport et que je reconnais pourtant comme le mien. Tu en trouveras davantage ailleurs sur ce site, caché entre les chapitres, pour qui y prend le temps.
Pour finir
J'aime naviguer à la voile, ce qui m'a appris qu'on ne possède pas le vent et qu'on peut pourtant aller très loin avec lui. Je parle cinq langues avec un succès variable. J'ai cinquante-quatre ans et je sais toujours très peu de choses, même si je le porte désormais avec une certaine fierté.
Consteia est une invitation à la liberté de l'âme, et elle vaut pour toi autant que pour moi.
Il ne reste que cette question, et elle est sincère :
que ferais-tu, si tu n'avais plus rien à prouver aujourd'hui ?